17 novembre 2009 dans Osaka, SOZ | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Passer quelques moments à Umeda, c'est devenu fort agréable et même dépaysant. Mon nord-est de Kyoto est calme, l'activité qui règne dans ce coin d'Osaka rappelle à quel point ici, le voisinage se meurt. Ce n'est donc pas le cas à Umeda.
A Kyoto, en sortant, sur la route, on voit les montagnes, la forêt. Les maisons ont un ou deux étages. Quelques taxis passent et c'est tout. Rien en bas, pas de sous-sol ici. Rien en haut, sauf les corbeaux dignes de figurer dans un resident evil.
A Umeda, le rez-de-chaussée et le plein air, c'est bon pour les passants, les voitures et les trains. Au rez de chaussée, dehors, on ne fait que marcher, que passer. Des chemins divers pour fourmis. C'est tellement vrai que même si on se trouve au rez-de-chaussée dans ces allées remplies de petits restaurants, on a l'impression d'être en sous-sol. Les fenêtres sont inexistantes, à ce niveau, la seule chose à voir, c'est le mur d'en face.
Il y a deux ou trois ans, un soir, au même endroit, j'avais pris peur face aux regards grognons de ceux qui, assis au comptoir, dégustaient leur kuchiKatsu avec un peu de saké et des feuilles de chou. Le message ci-dessus prouve t-il que les moeurs changent dans le coin ? Ou bien est-ce la belle exception qui confirme la règle ? Décidément, les messages en anglais au Japon laissent songeur. Dans les restaurants de ces allées, ça rit, ça boit (on est à midi et au Japon pourtant), et le cuisinier fait des blagues aux habitués en remplissant leurs verres d'eau ou lieu d'y mettre du saké. Ca ne rend pas ses plats meilleurs, mais réchauffe un peu tout le monde en ces premiers jours où le froid s'installe sur le Kansai.
J'apprécie, car même s'il n'y a pas de fenêtre, qu'on étouffe dans l'étroitesse des lieux, on est dans le vrai. Bouffe moyenne au prix que ça mérite, mais des rires, des regards entre ceux qui sont au comptoir et ceux qui cuisinent. On sent que dans quelques années, tout aura certainement disparu. Qui pourra se payer des loyers ici quand ils ne seront plus là ?
Les immenses bâtiments qui se dressent si vite dans le quartier prouvent que c'est du faux que l'on construit. Les fenêtres qui se collent aux squelettes d'acier amèneront-elles des rires dans les étages ?
30 octobre 2008 dans Osaka | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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En me rendant à Ikea Osaka via la navette mise à disposition par l'enseigne, au départ de Namba, au sud de la ville, il a fallu traverser des quartiers peu séduisants. Cet Osaka du sud-sud, on peut en avoir un aperçu sur un blog japonais, Deep Osaka. Chambre d'hôtel à 1800 yen la nuit, restaurant appartenant à la chaîne des supermarchés super-pas chers Tamadé, vente de cigarettes coréennes dans les rues ou vente d'un compte bancaire (photo ci-dessus). Je vous laisse imaginer l'intérêt de vendre son compte ici...
L'auteur présente également le Deep Tokyo sur un autre blog.
26 septembre 2008 dans Osaka | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
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19 mai 2008 dans Osaka, Photo | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
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Surprise ! En tombant par hasard sur cette photo prise en 2003, je me rends compte à quel point les changements se font vite au Japon. En tout cas, ici, à Osaka, devant le supermarché de l'électronique, Yodobashi Kamera, cette scène me semble appartenir au passé (il y a 5 ans seulement !). Les Yatai existent toujours en centre-ville, dans certaines rues et je ne pense pas qu'ils soient considérés comme gênants par les autorités, mais le fait est que je ne crois pas que l'on puisse en voir au même endroit désormais, à Umeda.
C'était pourtant la carte postale parfaite pour quelqu'un qui découvre le Japon (c'était mon cas à l'époque). Un immense building, des salarymen sous une tente dégustant des takoyaki.
Finalement, la ville japonaise évolue si vite qu'il faut toujours la redécouvrir, aller voir dehors ce qu'il se passe.
Pour un retour dans le passé beaucoup plus important, il y a ça aussi:
Kyoto 1890s • Kamogawa A beautiful view of restaurants and inns along the Kamogawa (Kamo River) in Kyoto. This photo was most probably taken from Sanjo Ohashi. The bridge in the back is probably Nijo-hashi. Kamogawa was extremely important to the inhabitants of Kyoto as can be seen from the many stairs on the riverbanks which offered easy access to the river. Besides being a crucial source of drinking water, the river brought much needed relief during the hot summer months.
13 mai 2008 dans Kyoto, Osaka, Photo | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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C'est finalement toujours un plaisir de retourner à Osaka pour une soirée. Ca grouille, presque partout, sauf dans les restaurants choisis, des images, des gens, des scènes. De quoi faire des photos. Dans le train pour le retour vers Kyoto, ils étaient nombreux les supporters des Hanshin Tigers. Et chose incroyable, ils pouvaient acheter les éditions du soir des journaux sportifs qui parlaient du match qu'ils venaient de voir. A croire qu'ils impriment la presse dans les gares.
Et pour finir, une devinette. Qu'est-ce que cet employé est en train de nettoyer, à 23h30 sur le quai de la gare ?
01 mai 2008 dans Osaka, Photo | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
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Les rythmes sont différents et je n'y peux rien. Monter dans le métro à la gare de Kyoto, ce n'est plus prendre la ligne Midosuji à la gare d'Osaka. Dans les deux, le matin, il y a du monde. Forcément plus dans la 2e ville du Japon que dans l'ancienne capitale. Mais les discours et le débit des voix enregistrées sont tellement différents. Il n'y a pas de wagon réservé aux femmes à Kyoto et personne ne dit entre chaque arrêt, que pelotter les minettes, c'est un crime. Est-ce que les gens le savent ici et pas là bas ?
Il y a du bon dans Osaka, des bons restaurants aussi. Mais alors qu'un bon côté apparaît, vlan ! Une affiche vient tout foutre en l'air, comme celle-ci dessus, proposant enfin aux hommes de devenir de bons mâles, en allant acheter ce qu'il faut au nouveau centre commercial Hankyu d'Umeda. Le consumérisme nippon peut souvent être navrant et tellement contraire à ce qui s'est construit dans l'ancienne capitale pendant des siècles.
A Kyoto, on ne lésine pas sur le culte du beau. Si j'étais mauvaise langue, je dirai qu'une telle Ferrari serait conduite à Osaka par un type louche avec des tatouages. Ci-dessus, à Demachiyanagi, près de l'Université de Kyodai, elle appartient à un gars qui a la classe et qui n'a pas besoin d'aller au nouveau Hankyu for men d'Umeda. Kyoto a donc un côté «le-tout-Paris»; avec ses nombreux artistes et créateur de beau qui fait peut-être monter la tête... Jusqu'à mépriser Osaka et ses barres de béton même pas bien isolées ?
En même temps, à Kyoto, on peut aussi manger pour 4,4€ (hier) ou 4,8€ comme ce midi. C'est très bon, beau dans le premier cas et pourtant ça ne mange pas de pain. FInalement, faire du beau avec pas grand chose et pour rien, la voilà la prouesse.
06 février 2008 dans Kyoto, Osaka | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
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Demain, dernier jour de travail chez SOZ chez qui je suis depuis l'été 2006. Je ne réalise pas encore, ni que je m'amuserai moins avec les blocs, ni que je verrai moins Osaka. Mais cette ville me paraîtra bien plus agréable, ou, en tout cas, plus amusante à découvrir désormais. Ce fut le cas ce matin avec cette scène extraordinaire, ces mouettes alignées et ce vieil homme, sur un pont à Namba, au dessus de la rivière sakura. Tous regarde dans la même direction, dans cette ville immense, de ferraille, béton et de bâches bleues, où les petits vieux et les oiseaux sont finalement tous autant étrangers à ce style de vie.
30 janvier 2008 dans Osaka | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Avis aux personnes intéressées: débat à Osaka, à l'alliance française ce samedi 26 janvier à partir de 16 heures, entrée libre.
Les malaises de la société japonaise existent-ils ?
Avec la présence de M. Gabriel Entiope, auteur de Lettre à mon ami japonais.
23 janvier 2008 dans Osaka | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Via Asahi.
Quand on arrive à l'aéroport du Kansai, une fois que l'on s'est fait prendre les empreintes puis que l'on a récupéré sa valise, une belle surprise peut vous attendre derrière les portes ! Vous êtes venu pour voir du Japon ? On va vous en montrer ! Récemment, des jeunes filles cosplayers participent à une opération de promotion du Cool Japan, en accueillant les touristes étrangers et en leur proposant de participer à une séance photo. Bref, tout est fait pour rendre l'arrivée sur le territoire plus agréable, après des heures de vols et une autre séance photo, pour terroriste présumé.
L'art du déguisement, quand on a 20 ans.
Vous serez, grâce aux promoteurs du tourisme d'Osaka, qu'on imaginent aussi fin que l'architecture de leur ville, dans ce grand théâtre qu'est le pays du soleil levant. Ce théâtre que l'on vous apporte sur un plateau.
Montez dans le RapitA, le train qui vous emmène jusqu'au sud d'Osaka et vous pourrez même aller prendre un café avec ces jeunes demoiselles dans des cafés dont certains ont la bonne idée d'avoir des miroirs au sol, c'est plus pratique que de se baisser.
Pour les geisha, la cérémonie du thé, il faudra prendre le train jusqu'à Kyoto. C'est un peu plus loin, plus raffiné et moins accessible, mais vous n'avez pas fait 12 heures de vol pour que l'on vous apporte gratuitement sur un plateau des sourires niais ?
Bon, je m'emporte, mais c'est la logique du texte, de l'écriture.
Ce qui est amusant, c'est de penser que les promoteurs de cette opération, imaginent certainement apporter un plus dans le service, dans l'accueil aux touristes étrangers alors que je pense que le touriste étranger qui vient jusqu'au Japon, qui fait l'effort d'être ici, saura, peut-être regarder cela avec la distance qui s'impose, pourquoi pas prendre du plaisir à faire une photo mais surtout considérer ce non-évènement comme il doit l'être: une mise en scène factice de la véritable comédie japonaise qui se joue dans les rues. Derrière les costumes, il y a des filles qui y croient, à ce théâtre, et elles sont les seules. Alors, faites-leur plaisir, prenez-les en photos. Puis entrez sur scène, la vraie comédie est en ville, pas à l'aéroport.
21 janvier 2008 dans Osaka, Voyages, Vue d'ici | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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