09 mai 2008

Katana, du Japon derrière la lame

Il est beau mon Katana ?

Découvrir les Arts du Japon, c'est plonger dans le Japon et sa culture. Chaque page du dernier gros livre que j'ai acheté, Collecting Japanese Antiques, le rappelle ou le font découvrir. Encore mieux qu'un livre, les antiquaires eux-mêmes. L'antiquaire typique de Kyoto semble avoir 60 ans, il est installé à l'arrière de sa boutique de trésors, fume beaucoup dans un fauteuil très bas et vous invite à parler avec lui pendant des heures.

Preuve de combat

Un katana comme d'autres antiquités, peut être intéressant par son histoire. Ici un sabre de l'époque Kamakura, qui a bien vécu. Un petit trou dans sa lame, l'impact d'une flèche, témoigne d'un difficile combat. Une légende à lui tout seul. On cherche dans un recueil le nom du forgeron. Il est mort il y a 650 ans mais est très bien noté et son oeuvre a traversé les siècles.

Le trésor
Et il y a les autres, richement décorés. Sans guerre, on pouvait y passer du temps et se faire faire un bijou à porter en ville. Ce n'est plus une arme, c'est une réponse aux comportements, à la posture, au sens de certaines choses.
Oui, les Katana expliquent pourquoi les voitures roulent à gauche au Japon (on en avait déjà parlé sur ce blog, quelqu'un se souvient ?). Ce n'est pas tout. Avec les Katana, vous saurez pourquoi on se met en position assise au sol comme on le fait, dans les arts martiaux ou lors de la cérémonie du thé (pour éviter que son katana se dégaine et tombe au sol, toujours rester droit).

Les lames, les poteries, les fourreaux, les feuilles de thés, les nacres, c'est du pareil au même. Des bouts de l'identité japonaise qui se perdent certainement, mais que l'on peut toujours observer si l'on fait attention. Mais comme me l'a dit cet antiquaire hier, le responsable du mauvais tournant du Japon, c'est le Commodore Perry. Quel amusement d'entendre: «Qu'est-ce qu'on était bien sous Tokugawa !» et «Ah, si la France et Jules Brunet avaient plus fait pour le Japon, on en serait pas là !» (Pour en savoir plus sur Jules Brunet, lire le très intéressant article du blog ofrancemi sur cette histoire méconnue).
Une lame ne sert pas qu'à couper des têtes, mais peut permettre aussi d'avoir une riche discussion.

04 mai 2008

Yabusame, Shimogamojinja

enfantin

Grand spectacle de Yabusame hier au Shimogamojinja, un avant goût de l'Aoi Matsuri qui se déroule ici dans quelques jours. Les 2 heures d'attente n'étaient pas de trop pour voir ça. Chevaux au galop, cri de l'archer, visée, tir, cris de la foule... Impressionnant et beau.

Yabusame, Shimogamo Jinja, Kyoto

DSC_0048

25 avril 2008

Aujourd'hui, 101 Japonaises gratuites sur ce blog

Non, vous n'aurez pas celle qui est en maillot de bain ici. Après les faux animaux, voici une Cyberclone, un widget qui permet d'avoir son idole favorite sur son site/blog. Chatouillez-là avec votre souris et la (jeune, parfois très jeune) fille réagit. Lien pour le blog de la demoiselle sur le widget. Bien sûr qu'elle soit en colère ou pas, elle reste kawai. Le Japon se modernise donc, à l'heure d'internet, il n'y a plus de femme objet, mais des femmes java-script.

Confirmation de cette tendance avec le magnifique site 100 Cheer Girl, un site par Ecareer, un division de Softbank Human Capital. Ecareer est un site de recrutement comme son nom l'indique et 100 Cheer Girl est certainement un très bel outil de promotion. En tout cas, cela marche ici. Des milliers d'internautes votent pour leur fille préférée. La plus mince de 23 ans et qui est modèle est sur le point de gagner. On peut également récupérer des vidéos de présentation de chacune et un widget (ci-dessous) pour écouter les 100 filles dire «Ganbare» (tu peux le faire!). Sous-entendu: «bonne chance pour ta recherche d'emploi !»

Mode très méchant Japan Bashing: Quand on va devoir porter un costume noir toute une vie dans sa grosse boîte, c'est bon d'avoir une compagnie de recrutement qui nous souhaite bonne chance de cette manière. On se dit que l'on pourra aller avec ses collègues dans des bars à hôtesses retrouver ces filles.

Mode cerveau éteint: le site est vraiment bien réalisé et je ne vous surprendrai pas si je vous dis qu'il s'adresse presque plus aux filles en recherche d'emploi vu les couleurs et la musique. Via. Attention, il y a du second degré dans ce post, tout comme dans les vidéos YouTube des 100 Cheer Girl, même si la limite est parfois difficile à trouver dans les 2 cas.

23 avril 2008

Un autre Japon

Un autre Japon, c'est encore sur le blog Old Photos of Japan qui nous en apprend tous les jours sur une culture qui semble bien souvent oubliée. Merci aux photographes et voyageurs de l'époque.

1890s • Woman Carrying Charcoal A very cheerful woman, with one of her breasts exposed, is carrying three huge packs of charcoal on what appears to be a country road. During the summer, women in the countryside often had much of their body exposed when they worked. Many men wore only a loincloth. Even in the city. This was especially the case for laborers and poor farmers.

315

14 avril 2008

Les gamers ont leurs bonbons

Main01 Game Sapuri ゲームサプリ, voilà le nouveau produit proposé par Cyber Gagdget. On pourrait croire qu'il s'agisse d'un nouvel accessoire pour console de jeux vidéo, mais il n'en est rien. Contre toute attente, cette compagnie japonaise plutôt connu pour ses game freak ou adaptateur famicom pour Nintendo DS lance des paquets de bonbons.
Leur particularité ? Ces bonbons sont censés apporter un plus aux joueurs.

De la myrtille pour pour les gamers qui passent des heures devant leur écran et de la DHA pour mieux se concentrer. A prendre au second degrés ?

08 avril 2008

Jour de rentrée scolaire

Jour de rentrée scolaire

Aujourd'hui, rentrée scolaire pour certains (tous ?) collèges à Kyoto. Accompagnés de leur mère, ou de leur père, nouvel uniforme, nouvelle classe, nouveaux profs, comme chez nous. La photo ci-dessous a été prise à Arashiyama, au bord de la rivière Katsura. J'ai un peu piégé ces demoiselles qui, pour la majorité regardait le téléphone portable qu'une d'entre elle avait posé par terre. Oui, un téléphone portable a aussi une fonction APN avec retardateur !
Et je suis arrivé au bon moment pour la photo !
Même uniforme, même geste, même jupe remontée, mais pas l'air si dépressives ces écolières japonaises.

01 avril 2008

Toutes les gares du Japon

Quand on arrive à -----, on entend de jolies mélodies sur le quai. Ensuite, on peut prendre le métro jusqu'à---------, et marcher jusqu'à Demachi Yanagi. Si on va jusqu'à ----- en prenant la ligne Hankyu, on entendra une autre mélodie, pas mal non plus.

Certes, c'est bien, mais tout ça donne des envies d'aller un peu plus loin, vers le soleil. Alors direction ----, pour voir ce que donne les musiques de gares là bas...

Un message mystère et sonore pour vous présenter un site amateur répertoriant toutes les gares et les lignes de train au Japon. Photos de chaque station et enregistrements sonores pour certaines.

28 mars 2008

Le premier guide de Kyoto, Miyako Meishozue

MiyakoMeishozue

Le premier guide de Kyoto date un peu... Edité la première fois en 1780, ce fut un best seller pendant un siècle au Japon, de quoi montrer à quel point les Japonais aiment voyager, depuis pas mal de temps ! Ce guide en plusieurs volumes, appelé Miyakomeishozue, 都名所図絵, se trouve toujours aujourd'hui chez des antiquaires/bouquinistes et en assez bon état pour des éditions plus que centenaires. La qualité du papier, est d'une finesse impossible à reproduire aujourd'hui, selon les dires du vendeur de Daishodo sur la rue Teramachi. Les temples, les rues, les fêtes, tout est décrit. Plus qu'un guide, c'est aussi un livre sur l'histoire de Kyoto, certains des temples présentés n'existant plus aujourd'hui.

MiyakoMeishozue

Finalement, on retrouve aujourd'hui, dans les guides modernes japonais, un peu du graphisme et de la présentation de ce tout premier guide. Les photos ont remplacé les dessins, mais le texte est un peu placé n'importe où, dans un nuage imaginaire ou en arrière plan. Miyakomeishozue fut un succès en son temps et des guides sur d'autres villes virent le jour à partir de 1791. L'édition vue aujourd'hui était en vente pour 73000 Yen (si quelqu'un veut m'offrir un beau cadeau !).
Il n'existe aucun droit sur ce guide et on peut trouver les pages scannées sur internet, sur ce site. Le classement est fait par temples ou lieux présentés. Très bon travail d'archivage avec un lien renvoyant à une carte permettant de situer le lieu décrit.

En cliquant sur «Ta» た, on obtient donc la liste de tous ce qui commence par cette syllabe, comme par exemple «daimonjiyama» 大文字山, le Mont Daimonji et sa page illustrée:

大文字山, Miyakomeishozue 都名所図絵

Et je terminerai avec une grosse question: En zoomant sur le texte de cette page, on peut lire en haut à droite, la description du Daimonji okuribi, une fête qui a lieu tous les ans le 16 août. Une fête au cours de laquelle, ce mont et d'autres, s'enflamment. Voir les photos en 2007 ici.
Mais sur la page ci-dessus, on peut lire: «Chaque année, le 16 juillet...». Alors, faute de frappe de l'auteur, ou calendrier japonais changeant ??

21 mars 2008

Musée du manga à Kyoto, avec de vrais gens dedans

Kyoto International Manga Museum

Visiter le Musée international du manga à Kyoto, ce n'est pas que voir un musée consacré aux mangas. J'ai l'impression que ce musée est un lieu fait pour les étrangers de passage, afin de voir des Japonais, de tous les âges, complètement absorbés par leur lecture. Ces Japonais sont exposés à tous les étages, partout où l'on peut les mettre: sur des tabourets, des chaises, parterre, assis en tailleur ou debout contre un mur... On peut y voir des papys à côté de gamins de 6 ou 7 ans, des femmes, des hommes... Parfois, on peut quand même regarder des étrangers installés ici aussi pour lire.
Comme le musée des Japonais qui lisent des mangas est dans une ancienne école, cela donne un côté enfantin à tous ces lecteurs. Bref, la mise ne scène est vraiment sympa, sans prof, ni directeur (mais son bureau est conservé et il est interdit d'y rentrer). Avec les beaux jours, les lecteurs sont également installés dehors, sur un terrain synthétique. A voir pour qui veut voir des Japonais qui lisent et sérieusement, c'est une vraie belle vision de cette culture pop japonaise.

Les gends lisent des manga

14 mars 2008

Avant le goban, il y avait la séance zen

DSC_0026

Il m'aura fallu quelques années ici pour rencontrer enfin un moine bouddhiste. Non, je ne vais pas me convertir. Mais ce moine, Kawakami San, m'aura fait découvrir une séance de méditation zen, qui, pour une première expérience, se révèle avant tout une expérience de bonne tenue, assis en tailleur sur un mince coussin. Pour arriver au stade de la méditation, il faut certainement arriver à pouvoir penser à autre chose que son mal de dos et de jambes. Néanmoins, j'ai pu être surpris de ne pas voir les minutes défiler. Les 2 séances de 2 fois 15 minutes, 15 minutes comme la longueur du bâton d'encens qui remplace notre sablier, l'odeur en plus, sont passées plus vite que prévu.

DSC_0034

La séance se déroule au temple Shunkô-in.
La visite du temple qui suit la méditation est très intéressante également. Dans la salle principale, il n'y a pas eu plus d'une seule cérémonie de mariage en 20 ans. Kawakami San m'a dit tout ce qu'il pensait de ce qu'est devenue le mariage au Japon. Un symbole monopolisé par des entreprises, des hôtels, qui vendent quelques heures de rêve à un couple, en ville ou à Hawai. Bref, une expérience ou le religieux n'est qu'apparence. Mais ne serait-ce pas ça qui rassure le couple ? Ce serait comme ne pas aller s'engager devant Dieu, un bouddha ou une divinité shintô... au cas où ils existeraient vraiment.

何これ?

Les commentaires récents

Annonces


Web

  • french 2.0

    Wikio - Top des blogs

    Creative Commons License

    Newest Gadgets directly from Japan


    Visiter Freelance France Japon

Contre un Japon refermé