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31 mars 2008

Guide Michelin au Japon, après Tokyo, Kyoto

Après le lancement du Guide Michelin de Tokyo l'année dernière, un Guide Michelin Kyoto serait en préparation. La nouvelle a été annoncée il y a 2 semaines dans le Kyoto Shinbun. Des inspecteurs du Michelin auraient téléphoné à un restaurant pour en savoir plus sur l'établissement en question qui n'est pas révélé dans l'article. Ici comme ailleurs, le Michelin annonce clairement que la sélection des bons restaurants se fera sur ce qu'il y a dans l'assiette et non pas autour

Confirmation qu'au Japon, les restaurants sont informés. Le contraire aurait surpris ici.
Les critiques et difficultés commencent et il y en a de plusieurs sortes:

-Critiques Nihonjiron: Un guide étranger ne peut pas juger de la qualité de la cuisine japonaise. La cuisine japonaise et surtout celle de Kyoto, seuls des japonais ou (Kyotïtes pour les extrémistes)  peuvent la comprendre, d'autant plus qu'il ne s'agit pas que d'aliments dans l'assiette, mais d'une mise en scène, d'un service, des saisons (et seul le Japon a 4 saisons, c'est bien connu !), des matières...

-Critiques des modernistes: Peur de la comparaison avec Tokyo. Avoir moins d'étoiles que la capitale, surtout dans les restaurants de cuisine japonaise, ça la foutrait mal ! (pardonnez-moi l'expression).

-Difficultés liées au culte du secret: Comme l'article le souligne, les inspecteurs ont prévenu le restaurant X de leur visite et un papier a été signé pour autoriser les photos. On ne publie pas quelque chose au Japon sans demander l'autorisation. Ainsi, tous les guides japonais et magazines qui parlent des restaurants à découvrir ressemblent un peu à des pages publicitaires. Néanmoins, ce n'est pas pour ça que l'on n'est pas correctement guidé vers de bonnes adresses.

Mich

-Critique de la rivière aux canards: pourquoi vouloir sortir un guide avec des photos au Japon ? Si je ne me trompe pas, il n'y a pas de photo dans le Guide Michelin en France. Cela permettrait d'utiliser moins de papier et de présenter beaucoup plus d'établissements.
Pour ceux qui ne le savent pas, le Guide Michelin de Tokyo (ci-dessus) ne présente que les restaurants étoilés. Chacun d'eux se voit réserver 2 pages: une page pour 3 photos de présentation, dont 2 sur les plats et une sur le décor (ah, mais je croyais que seul le plat comptait ?). La page de droite est quant à elle réservée à la critique et une carte d'accès.

En supprimant les photos, on pourrait également présenter les bons établissements non-étoilés et aussi meilleur marché. Cela ressemblerait trop au Zagat, trop sobre ? Avec ces photos et ces étoiles, le Guide Michelin Tokyo est un beau livre, un recueil, un Who's who & where it's good, une consécration de la ville au plus grand nombre d'étoiles, mais pas un guide de gourmets voyageurs.
Mais on l'attend et on se demande une chose: combien d'étoiles à Kyoto ?

28 mars 2008

Le premier guide de Kyoto, Miyako Meishozue

MiyakoMeishozue

Le premier guide de Kyoto date un peu... Edité la première fois en 1780, ce fut un best seller pendant un siècle au Japon, de quoi montrer à quel point les Japonais aiment voyager, depuis pas mal de temps ! Ce guide en plusieurs volumes, appelé Miyakomeishozue, 都名所図絵, se trouve toujours aujourd'hui chez des antiquaires/bouquinistes et en assez bon état pour des éditions plus que centenaires. La qualité du papier, est d'une finesse impossible à reproduire aujourd'hui, selon les dires du vendeur de Daishodo sur la rue Teramachi. Les temples, les rues, les fêtes, tout est décrit. Plus qu'un guide, c'est aussi un livre sur l'histoire de Kyoto, certains des temples présentés n'existant plus aujourd'hui.

MiyakoMeishozue

Finalement, on retrouve aujourd'hui, dans les guides modernes japonais, un peu du graphisme et de la présentation de ce tout premier guide. Les photos ont remplacé les dessins, mais le texte est un peu placé n'importe où, dans un nuage imaginaire ou en arrière plan. Miyakomeishozue fut un succès en son temps et des guides sur d'autres villes virent le jour à partir de 1791. L'édition vue aujourd'hui était en vente pour 73000 Yen (si quelqu'un veut m'offrir un beau cadeau !).
Il n'existe aucun droit sur ce guide et on peut trouver les pages scannées sur internet, sur ce site. Le classement est fait par temples ou lieux présentés. Très bon travail d'archivage avec un lien renvoyant à une carte permettant de situer le lieu décrit.

En cliquant sur «Ta» た, on obtient donc la liste de tous ce qui commence par cette syllabe, comme par exemple «daimonjiyama» 大文字山, le Mont Daimonji et sa page illustrée:

大文字山, Miyakomeishozue 都名所図絵

Et je terminerai avec une grosse question: En zoomant sur le texte de cette page, on peut lire en haut à droite, la description du Daimonji okuribi, une fête qui a lieu tous les ans le 16 août. Une fête au cours de laquelle, ce mont et d'autres, s'enflamment. Voir les photos en 2007 ici.
Mais sur la page ci-dessus, on peut lire: «Chaque année, le 16 juillet...». Alors, faute de frappe de l'auteur, ou calendrier japonais changeant ??

26 mars 2008

Etape d'une vie

Etape d'une vie

En ce début de semaine avait lieu la remise des diplômes à l'Université de Kyoto. C'était aussi le cas à l'Université de Doshisha, lundi. Etape d'une vie pour ces freshmen comme on dit ici, qui, pour la plupart, n'auront pas trop de mal dans leur vie professionnelle. Ces 2 universités étant très réputées.
Costume foncé pour les garçons, comme pour mieux s'habituer à leur tenue de tous les jours. Hakama pour les filles, pour donner un peu de couleurs à la cérémonie. Et chacun dans son coin. Le passage à l'âge adulte, on dirait que ce n'est pas à la même date.

Dans les cafés près de l'Université, des amis buvaient à leur succès, des couples discutaient gravement, chacun a certainement déjà été embauché dans des villes différentes ou pire, des compagnies différentes, ce qui laissera peu de temps pour se voir... Mais avant de rentrer dans la vie active, un peu de vacances et de pique-nique sous les arbres en fleurs feront beaucoup de bien !

Concours international SOZ

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Si vous possédez au moins un bloc CARPENTER BLOCK mini de SOZ et que vous avez un peu d'imagination, vous pouvez participer au concours ART TOY lancé par la compagnie made in Osaka ! Il suffit de prendre en photo votre création et de l'envoyer via le site de SOZ.
Explications en anglais ici.
Le premier prix est un lot de 6 blocs SQUARE AQUA, valeur unitaire de 20.000 yen.

24 mars 2008

Meilleurs guides sur Kyoto (en japonais)

Sento
Pour ceux qui lisent le japonais et/ou aiment Kyoto, il existe depuis plusieurs mois une sympathique collection de petits guides sur la ville, Rakutabi Bunko. 28 ont déjà été édités et tous ont un thème bien précis. Mes préférés sont ceux concernant les bains publics de Kyoto, celui sur la rue Sanjo, le guide de la ligne de train Eiden et bien sûr la remontée de la rivière aux canards. On peut regretter que, comme bien souvent, ce genre de guides très kawaii soit trop orienté pour jeunes filles qui voyagent...entre filles. A croire que les mecs soient les seuls à bosser dans ce pays et que les éditeurs ne sachent plus comment faire pour s'adresser à tout le monde. Mais il y a une foule de détails sur les boutiques, les lieux, les rues à visiter et ils ne transforment pas la ville en grand parc d'attraction pour nana de 25 ans (celles qui sont en photos dans le guide). En vente partout ici, et pour 500 yen seulement.

21 mars 2008

Musée du manga à Kyoto, avec de vrais gens dedans

Kyoto International Manga Museum

Visiter le Musée international du manga à Kyoto, ce n'est pas que voir un musée consacré aux mangas. J'ai l'impression que ce musée est un lieu fait pour les étrangers de passage, afin de voir des Japonais, de tous les âges, complètement absorbés par leur lecture. Ces Japonais sont exposés à tous les étages, partout où l'on peut les mettre: sur des tabourets, des chaises, parterre, assis en tailleur ou debout contre un mur... On peut y voir des papys à côté de gamins de 6 ou 7 ans, des femmes, des hommes... Parfois, on peut quand même regarder des étrangers installés ici aussi pour lire.
Comme le musée des Japonais qui lisent des mangas est dans une ancienne école, cela donne un côté enfantin à tous ces lecteurs. Bref, la mise ne scène est vraiment sympa, sans prof, ni directeur (mais son bureau est conservé et il est interdit d'y rentrer). Avec les beaux jours, les lecteurs sont également installés dehors, sur un terrain synthétique. A voir pour qui veut voir des Japonais qui lisent et sérieusement, c'est une vraie belle vision de cette culture pop japonaise.

Les gends lisent des manga

20 mars 2008

Tawaraya Ryokan

C'est vrai que l'on se sent chez soi au ryokan Tawaraya. Je pensais que l'on avait fait couler un bain pour moi...

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Et dans la salle de lecture, un Power Book m'attendait...

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Non, mon futon n'était pas installé face au jardin privé... il s'agissait juste d'une séance photo... qui donne envie de rester non pas à Kyoto, mais chez Tawaraya pendant quelques jours...

Chambre Fuji

La photo du jour

Que dire de plus ? Dans cette petite rue calme, à l'ouest de Karasuma, près de la grande avenue Oike. Des hommes vivent dans cette tête. Bref, à Kyoto, il n'y a pas que des Machiya...

Il peut nous digérer ?

19 mars 2008

Se faire soigner en beauté

Quand un cabinet d'architecte japonais décide de faire un cabinet dentaire qui en jette, cela donne une clinique où l'on veut se faire soigner le dents. Ci-dessous, la salle d'attente. Et pour l'ORL Okamoto San, c'est encore mieux (2e photo): sa salle de réunion au 3e étage est tout simplement magnifique.
Sika

Okamoto

Séminaire (sérieux)- Japon

Je reprends ce communiqué:

« La dimension genrée de la citoyenneté et la politique d’immigration au Japon »

Il sera animé par Ruri ITO,  Professeure de sociologie à la  Graduate School of Social Sciences, Hitotsubashi University, Tokyo.  Les recherches de Prof. Ito portent  sur les questions de migration et genre, sur la mondialisation, l’ethnicité et le nationalisme. Elle explore notamment la dimension genrée des politiques migratoires et de l’intégration des immigrés et de leurs familles au Japon et en France. Son ouvrage à paraître,   International Migration and ‘Connective Gender’: Globalization of the Reproductive Sphere, avec Mariko Adachi (co-dir.), Tokyo: Sakuhinsha, March 2008 (en japonais), examine  les différentes modalités de recours aux femmes immigrées afin de maintenir la reproduction sociale et biologique de la Nation en Asie, dans le contexte des sociétés confrontées au déclin de natalité et vieillissement de la population. Parmi les publications récentes de Prof. Ito en anglais, figurent : “Crafting Migrant Women’s Citizenship in Japan: Taking ‘Family’ as a Vantage Point,” International Journal of Japanese Sociology, No. 14, 2005, pp.52-69;  “The ‘Modern Girl’ Question in the Periphery of Empire: Colonial Modernity and Mobility among Okinawan Women in the 1920’s and 1930’s” (à paraître in Lynn Thomas et al. eds., Modern Girl Around the World, DukeUniversity Press)

Le séminaire se tiendra le mardi 25 mars 2008, de 14H à 16H,
à la Maison Max Weber, bâtiment K, 2ème étage, salle 202, à l'Université de Paris Ouest -Nanterre La Défense (RER Nanterre Université, sortie en tête du train venant de Paris).

Via Sebastien K., bloggueur sur le rafraîchissant blog Aucelon + Ivry-sur-Seine. Le blog qui amène la campagne dans ta banlieue.

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