Les rencontres de Kyoto, bis
Aujourd'hui, une journée au travail pleine de surprises et de bons temps, alors qu'elle démarrait du plus normal qu'il soit.
Mon boss avait un rendez-vous à Kyoto. Vous me connaissez, je ne manque pas une occasion d'aller à Kyoto, surtout pour échapper au sud d'Osaka...
C'était un de ses rendez-vous classiques, un rdv de patron avec un autre patron, pour parler entre patrons.
On va prendre le métro, on achète le journal, Asahi 朝日新聞 car dans l'édition du soir du Kansai, il y a notre tête en page 2 ! Un très bon article, qui donne beaucoup de crédibilité à une petite entreprise de 5 personnes, un article qui présente la stratégie de vente par le «haut», dans des boutiques select, au niveau mondial, avec du made in Osaka et blabla, tout en gardant du mystère derrière tout ça...
J'avoue avoir de la chance d'avoir un boss qui a compris comme «se servir» d'un occidental au sein de sa (petite) compagnie.
Alors, on est dans le journal. Ce n'est pas la première fois, ni la dernière.
Bref, nous sommes allés à Kyoto, dans une de ces compagnies de haute-technologie comme il en existe beaucoup dans la ville de Nintendo (non, je ne suis pas allé chez Nintendo, enfin, pas encore.)
Beaucoup de ces compagnies sont numéro un mondial dans leur domaine, celle-ci l'est et elle affirme, comme les autres, son histoire Kyotoïte en conservant ses bureaux et son CEO dans cette ville.
Le head office est plutôt bien placé, en face du côté est du Palais Impérial avec une salle de réunion donnant sur les jardins du palais, impressionnant.
Il se trouva que le boss de cette compagnie a beaucoup apprécié notre rendez-vous et qu'en plus de son travail quotidien, il est propriétaire d'un bien intéressant restaurant à Kitayama, un quartier chic de Kyoto. C'est avec un grand plaisir que nous nous y sommes rendus pour le dîner.
Cuisine française et un français à table (dans la salle VIP au 2nd étage), le sommelier avait la pression. Ils ont voulu me faire plaisir en me demandant si j'étais plus Bourgogne ou Bordeaux.
J'ai eu le droit à un excellent Gevrey Chambertin, après la bière belge en apéritif.
Venons-en à ce restaurant qui cache un sous-sol plus qu'intéressant. C'est en effet au sous-sol que sont produits les légumes que l'on déguste. Les légumes, essentiellement des salades, poussent sans soleil, grâce à la lumière de lampes spéciales et ne nécessentent aucun traitement chimique: uniquement de l'eau, un apport nutritif au sol, un oxygène et une température régulés et... cette lumière dans la compagnie est une spécialiste.
Cette technologie, connue depuis plusieurs années, intéressait la NASA dans le cas d'une base lunaire. Elle pourrait aussi être utile en cas d'hiver nucléaire !
Il semble que seuls les consommateurs japonais puissent déguster les produits de cette culture particulière. Les salades sont en vente dans plusieurs grands magasins de Kyoto ou Tokyo et bien entendu, cela coûte plus cher qu'une salade classique.
J'avoue que je ne suis pas prêt d'abandonner une vraie salade qui a vu l'air libre, mais cette technologie est vraiment intéressante et je n'étais pas mécontent d'être passé dans ce laboratoire en dessous des cuisines du restaurant !
Le site internet (jp).
Retour sur terre, demain il faut bosser, en attendant de prochains rendez-vous aussi intéressants.
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Salut, vraiment impressionnant cette serre souterraine. Alors est ce qu'au niveau gout tu as vu une nette difference ou pas? C'est toujours interressant a savoir^^.
Rédigé par:JIM | le 26 juin 2007 à 09:49
Moi aussi je suis allée ce restaurant. La technique de la culture de sous sol m'a beaucoup etonée. Je trouve que c'est aussi économique parce qu'on peut y récolter six ou sept fois plus que dans le champ naturel grâce aux étages.
Rédigé par:eri | le 26 juin 2007 à 09:51
Effectivement, y-a-t-il une différence de goût? Seraient-ils capablent de faire pousser d'autres légumes avec la même technique? Est-ce qu'elle permet d'obtenir une durée de vie un peu plus longue (1 ou 2 jours sup) après la récolte? Intéressant tout cela.
Rédigé par:Bill | le 26 juin 2007 à 13:31
Moi je dis il y a deja deux gros avantages, c'est que logiquement il n'y a pas besoin de les traiter car c'est cultive dans un endroit clos donc a priori a l'abris des insectes et le second avantage c'est d'etre a l'abris des intemperies. Donc je dirais qu'il y a une qualite et quantite assez constante. Mais quelle qualite cela donne-t-il au final? Ca faut avoir goute pour le savoir^^.
Rédigé par:JIM | le 26 juin 2007 à 14:05
Le goût est meilleur que celui d'ordinaire. Je l'ai senti un peu plus doux. C'est le goût que les Japonais préférent.
D'après un resultat d'analyse, l'ingrédiant est aussi différent, plus de vitamine A et carotène.
Rédigé par:eri | le 26 juin 2007 à 15:12
Effectivement: pas de traitement chimique, pas de vilaine bête et les salades peuvent donc être dégustées crues, coupées sur place.
Néanmoins, cela revient plus cher: coût des infrastructures je suppose.
Pour ce qui est de mon expérience, j'ai trouvé vraiment bonnes ces salades, juste mangé avec un peu d'huile d'olive, elles étaient servies à volonté lors du repas !
Les autres possibilités de culture avec cette technique: petites tomates et des fraises.
Il faut 4 semaines exactement pour obtenir une salade prête à manger !
Rédigé par:Thomas | le 26 juin 2007 à 15:49
Alors, il n'y a personne de côté là du monde, qui ose relever le défi en continuant les aventures de John et Irina ??
Rédigé par:Dario | le 26 juin 2007 à 18:00