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12 décembre 2006

Commentaires

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pipo

Voilà une note qui, les Français étant ce qu'il sont, devrait faire couler beaucoup d'encre... J'ose un premier commentaire qui relève plus du réflexe que de la réflexion. Sans vouloir justifier quoi que ce soit, je pense que les Japonais n'ont pas les mêmes idéaux que nous. C'est très bien de dénoncer une situation quand celle-ci nous paraît intolérable, mais c'est encore mieux de s'interroger sur ce qui pousse les gens à s'en accomoder. Il y a des mots comme "liberté de la presse" qui ne résonnent pas de la même façon au Japon et en France. Il est des notions que les Français ont tendance à sacraliser. Pour les Japonais, c'en est d'autres. Je sais qu'il est très difficile d'analyser du dedans en gardant suffisamment de recul, mais la langue française ne doit pas nous enfermer dans les idéaux qu'elle véhicule. Notre erreur serait de croire que l'Occident a le monopole de la démocratie...

pipo

Mon erreur à moi, c'est d'avoir écrit "démocratie" à la place de "bonheur" dans ma dernière phrase.

Thomas

Réflexion intéressante, mais les droits de l'homme, la liberté de la presse sont des valeurs universelles. Et ceux qui en sont en privé, qu'ils soient japonais ou autre aimeraient bien que cela soit reconnu. Ce ne sont pas ceux qui se désintéressent de tout ça, qui font leur petite vie dans leur coin, qui iront se plaindre de ne pas être heureux et qui voudront changer les choses.

Joan

En effet, je crois que l'on aurait tord de dire "ils sont contents de toute facon, alors tout va tres bien". Je connais beaucoup de Japonais qui aimeraient que la situation change et ne considerent pas du tout cet etat de fait comme une specificite culturelle attendrissante qu'il faudrait conserver.
Le besoin de jsutice est universel, et il n'y a pas de justice sans liberte d'expression.

pipo

Tout à fait d'accord avec vous. Je ne remets pas en cause l'universalité de certaines idées. Mais si on veut vraiment remédier aux errements d'une société, il faut se donner la peine d'en comprendre la motivation. Je vis au Japon depuis suffisamment longtemps pour ne plus me satisfaire de simplement dénoncer. C'est un gros travail de réflexion, de comportement, de communication, que je ne prétend pas mener parfaitement, mais en tout cas j'essaye, même si à mon échelle ça ne représente pas grand chose.

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