13 mai 2008

Un petit tour en vélo dans la campagne japonaise ?

Il y a quelques jours, j'avais brièvement présenté One Life Japan, une agence de voyage un peu particulière qui propose des tours en vélo ou à pied dans la campagne japonaise, à la recherche de culture «authentique». Je ne sais pas si je pourrai y participer, mais voilà le programme d'une excursion de 3 jours, en juillet. Si un petit groupe de 3 ou 4 personnes peut être formé, une réduction s'appliquera au tarif de 65000 yens par personne.
Voici le programme:

The start point is just about 1.5-2 hours from Tokyo. From there we
will ride mostly up-hill through some nice small farm areas. The first
night is in a great little mountain-top hot-spring town.

On Day 2 we will ride further up in the morning, in time to have lunch
at a lake made by the second highest dam in Japan. From there it is a
downhill off-road ride on the only path into the Akiyama Valley from
the south.  Here we will have time for a hot-bath (maybe in the
river), and a bear-meat dinner at inn of a local hunter.

Day 3 will be a great downhill cruise on a narrow, paved, twisting
road with amazing views. We will be down into civilization with time
to check out some of the lower villages and museums if you have time.
One option to get back is leaving 5:43pm, arriving 8:12pm. There are
also earlier or later options to fit your schedule.

If the dirt road/trail is impassible, there are still plenty of remote
mountain passes with challenging hills. One option we were thinking is
to keep day one as is, and instead of passing over into the off-road
on day 2, climb further to a 2000+ meter pass with great cruise down
into another hot-spring town on the other side. Day three would then
be a ride down through small country towns where everyone would be out
tending to their farms.

Sounds great, non ? Contactez-moi si vous êtes intéressé.

09 mai 2008

Katana, du Japon derrière la lame

Il est beau mon Katana ?

Découvrir les Arts du Japon, c'est plonger dans le Japon et sa culture. Chaque page du dernier gros livre que j'ai acheté, Collecting Japanese Antiques, le rappelle ou le font découvrir. Encore mieux qu'un livre, les antiquaires eux-mêmes. L'antiquaire typique de Kyoto semble avoir 60 ans, il est installé à l'arrière de sa boutique de trésors, fume beaucoup dans un fauteuil très bas et vous invite à parler avec lui pendant des heures.

Preuve de combat

Un katana comme d'autres antiquités, peut être intéressant par son histoire. Ici un sabre de l'époque Kamakura, qui a bien vécu. Un petit trou dans sa lame, l'impact d'une flèche, témoigne d'un difficile combat. Une légende à lui tout seul. On cherche dans un recueil le nom du forgeron. Il est mort il y a 650 ans mais est très bien noté et son oeuvre a traversé les siècles.

Le trésor
Et il y a les autres, richement décorés. Sans guerre, on pouvait y passer du temps et se faire faire un bijou à porter en ville. Ce n'est plus une arme, c'est une réponse aux comportements, à la posture, au sens de certaines choses.
Oui, les Katana expliquent pourquoi les voitures roulent à gauche au Japon (on en avait déjà parlé sur ce blog, quelqu'un se souvient ?). Ce n'est pas tout. Avec les Katana, vous saurez pourquoi on se met en position assise au sol comme on le fait, dans les arts martiaux ou lors de la cérémonie du thé (pour éviter que son katana se dégaine et tombe au sol, toujours rester droit).

Les lames, les poteries, les fourreaux, les feuilles de thés, les nacres, c'est du pareil au même. Des bouts de l'identité japonaise qui se perdent certainement, mais que l'on peut toujours observer si l'on fait attention. Mais comme me l'a dit cet antiquaire hier, le responsable du mauvais tournant du Japon, c'est le Commodore Perry. Quel amusement d'entendre: «Qu'est-ce qu'on était bien sous Tokugawa !» et «Ah, si la France et Jules Brunet avaient plus fait pour le Japon, on en serait pas là !» (Pour en savoir plus sur Jules Brunet, lire le très intéressant article du blog ofrancemi sur cette histoire méconnue).
Une lame ne sert pas qu'à couper des têtes, mais peut permettre aussi d'avoir une riche discussion.

08 mai 2008

Un wagon dans le parc

Un wagon dans le parc

Les surprises architecturales et paysagères sont nombreuses à Kyoto. Toujours dans le quartier d'ichioji, qui n'en est pas un, des maisons pop, des machiya, du moderne bien fait, du vieux laissé et du vieux où même des Japonais aimeraient habiter.
Il doit y avoir cette idée répandue chez l'autochtone, qu'une maison en bois avec des murs en torchis, ça brûle et il y fait froid. C'est vrai. Résultat, on veut désormais vivre dans une maison en dur où le bois reste dans les fondations. Ca brûle moins bien, mais il fait toujours aussi froid.
On se rend difficilement à Ichioji. Sans vélo ou sans bonnes chaussures, pas la peine d'y aller. Encore moins de raison d'y être sans vouloir s'y perdre. Parking sur l'eau

Les rues ne doivent pas toutes êtres sur les cartes, mais il y en a qui ont bien vu de construire leur demeure ici.
On a l'impression que tout s'est fait par hasard, mais j'ai du mal à le croire. Pas loin trône l'Université d'Art et de Design, celle où les étudiants doivent gravir des dizaines de marches avant de rentrer sur le campus.
De l'autre côté, il y a Prinz ou mieux, Keibunsha, the librairie de la ville.
On peut rester des heures à Keibunsha, à feuilleter livres et magazines (il y en a qui sont intéressés par les magazines de design et d'architecture japonais ?). Très bonne sélection de savoirs qui rassure après avoir allumé la télévision. Tout le monde n'est pas con, mais dans un parc, on a mis un wagon. De l'art sans le savoir.

06 mai 2008

Le plaisir de manger maison

Petite série de photos sur la coupe de pâte pour les soba. Geste précis afin de couper les nouilles comme il faut... difficile de faire la taille parfaite et régulière.

Coupe

Coupe de soba

Coupe de soba

05 mai 2008

Tourisme alternatif au Japon

Je viens de découvrir le site de One life Japan, un site qui propose des séjours au Japon parfois sportifs, mais surtout très nature.

Both the founders - Tomoe and Kevin, are refugees from big city life and the corporate world. We began to question not only our involvment in an overwhelming system that endangers everything we care about in life, but also our own goals and ambitions. We began to question how we would feel if we spent our entire one life on the path we were on. We looked for what we felt truely passionate about in life - not just what "sounded good" in a job interview, or cleverly worded mission statements that served only to justify our jobs at the time - and we made the decision to follow that passion. We decided that the best way to live our one life, is to make our true passions in to our work.

Le tourisme au Japon se développant plutôt rapidement, il est certain que ce genre d'approche de la découverte du pays et de sa culture passera aussi par ce type de séjours où l'écologie au sens large, n'est pas un simple argument marketing, mais bien une valeur ajoutée à une expérience unique.
Le Japon se prête définitivement bien à ce genre de tourisme. Difficile d'aller se balader dans la campagne de bons nombres de pays asiatiques sans courir quelques risques. Les villes japonaises sont plutôt safe et c'est le cas aussi à la campagne. Pas encore de junte militaire au pouvoir, ni de champs de mines. Juste des fermes, des nouilles soba à faire soi-même, de longs parcours en vélo, des bains dans des onsen avec des villageois et de bonnes nuits sur futon.

English.
日本語.

04 mai 2008

Yabusame, Shimogamojinja

enfantin

Grand spectacle de Yabusame hier au Shimogamojinja, un avant goût de l'Aoi Matsuri qui se déroule ici dans quelques jours. Les 2 heures d'attente n'étaient pas de trop pour voir ça. Chevaux au galop, cri de l'archer, visée, tir, cris de la foule... Impressionnant et beau.

Yabusame, Shimogamo Jinja, Kyoto

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02 mai 2008

Les noryo yuka sont de sorties à Kyoto

Depuis Shijo

Mises en place la semaine dernière, les terrasses sur pilotis qui permettent de profiter de l'air frais de la rivière aux canards sont accessibles depuis hier soir. Elles le seront jusqu'au 30 septembre. Principalement entre les ponts Shijo et Nijo, ces noryo yuka sont le meilleur endroit pour dîner à Kyoto.
A lire: un page consacrée sur le site Kyoto Shibun introduisant plusieurs restaurants de cette zone.

Parler japonais favorisera l'obtention d'un visa de plus longue durée

Dépêche de l'agence Kyodo: Foreign residents proficient in Japanese to be allowed to stay longer.

De nouvelles mesures devraient être incluses dans la loi sur l'immigration au Japon, l'année prochaine. Les étrangers pouvant s'exprimer en japonais devraient être favorisés pour l'obtention de visa de longue durée. Rien ne semble décidé sur le fond. Les résultats au JLPT seront-ils utilisés comme certificat officiel ? Pas sûr, celui-ci n'étant pas forcément passé par tous les étrangers désirant s'intégrer ici et parlant japonais.

Bref, un peu de bruit pour pas grand chose semble-t-il. Les conditions essentielles pour avoir un visa de travail restant l'obtention d'un travail ici et d'un salaire permettant de vivre, il est bien souvent nécessaire de parler japonais pour remplir ces conditions (je ne rentre pas dans les détails et écarte les étrangers travaillant dans des boîtes étrangères comme expatriés, certains professeurs de langues ou ouvriers à la chaîne brésiliens).

01 mai 2008

Petite soirée à Osaka

Détente électronique, faux paris de fausses courses

C'est finalement toujours un plaisir de retourner à Osaka pour une soirée. Ca grouille, presque partout, sauf dans les restaurants choisis, des images, des gens, des scènes. De quoi faire des photos. Dans le train pour le retour vers Kyoto, ils étaient nombreux les supporters des Hanshin Tigers. Et chose incroyable, ils pouvaient acheter les éditions du soir des journaux sportifs qui parlaient du match qu'ils venaient de voir. A croire qu'ils impriment la presse dans les gares.

Hanshin face

Keihan, 23h et des poussières, retour à Kyoto

Et pour finir, une devinette. Qu'est-ce que cet employé est en train de nettoyer, à 23h30 sur le quai de la gare ?

Grand nettoyage, à 23h30

28 avril 2008

Kyoto, ballade architecturale

Kyoto maintenant

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En montant dans les derniers étages de la gare de Kyoto, je croisais un groupe de touristes américains se faisant conduire par leur guide jusqu'à ce sommet de la ville, un sommet de béton qui permet de se faire une idée précise de ce qu'est devenu Kyoto. Mais les apparences son trompeuses et j'espère pour eux qu'ils sont allés voir un peu plus bas, un peu plus au nord ou un peu plus à l'ouest, là où il n'y a pas beaucoup de temples, mais bien d'autres choses à voir.

Petit lotissement. 5 maisons, identiques, côte-à-côte, grises, même les portes, les fenêtres et les rideaux. Seuls les arbres qui sont plantés devant ces maisons n'ont pas encore de feuilles. Tout le quartier est vert.

Pas très loin du lotissement en dépression, une de ces nombreuses maisons qui semblent à l'abandon. On imagine aisément que le ou les propriétaires sont en maison de retraite, quelque part au nord de la ville. Avec l'espérance de vie nipponne, ces jolies maisons en bois finissent par mourir avant leur propriétaire. On se dit que les prix de l'immobilier dans ce genre de quartier va continuer de baisser. La bonne affaire.

京大人文科学研究所

On continue dans la même zone, décidément riche en surprises, avec ce bâtiment daté 1930. Est-ce une église ? Une villa espagnole ? Un futur hôtel magnifique ? Non, c'est une antenne de l'Université de Kyoto, département des Sciences Humaines. Quand il n'y aura plus d'étudiants et que j'aurai beaucoup d'argent, j'en ferai ma maison ou une maison d'hôtes. Faut mieux rêver à ça que d'être dans une maison grise.

Certainement que les groupes de touristes en haut de la gare de Kyoto n'imaginent pas tout ce que l'on peut voir en bas. A ce propos, ces photos ont été prises au nord-est de la ville, au sud de la rue Shirakawa, près des gares Ichioji et Chayama (ligne de train Eiden).

Et pour finir, la plus belle de toute. Je ne vous dirai pas où elle est. Le propriétaire ne veut toujours pas la vendre...

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La presse pour les expat'

En attendant que Relay.fr propose ces abonnements de téléchargement de magazines sur Mac OS, je découvre que les éditions Jalou ont un magnifique site qui permet de lire en ligne les archives de ses publications.

26 avril 2008

Tibet et Japon

Kawakami San

La flamme olympique est au Japon et mon pote le moine Kawakami San fait parler de lui à la télé au Japon. Ce moine du Shunkoin a installé un drapeau du Tibet il y a quelques jours sur la façade extérieure de l'entrée du temple. Quelqu'un l'a volé et certainement pas pour le revendre. Ci-dessous, la vidéo de l'émission où ce sujet est abordé, avec une petite présentation de Kawakami San qui a un parcours atypique (et il est même sur Facebook).

Petit résumé:
-Kawakami San a installé un drapeau du Tibet sur la façade du temple Shunkoin. Il a étudié et vécu aux USA pendant 8 ans. Cette expérience internationale explique certainement sa connaissance du problème Tibétin et surtout son envie de protester.
Séance de Za Zen proposée au Shubkoin pour touristes étrangers.
- Colère de Miyazaki San (qui est-il ? je ne le sais pas) une semaine auparavant sur le plateau de l'émission: Pourquoi les si nombreux temples bouddhistes de Kyoto se taisent et ne font rien pour le problème du Tibet ?
Réponse de Kawakami: beaucoup de temples ont des liens forts avec la Chine et avec des temples en Chine et il est donc difficile pour eux de faire quoi que ce soit.

A lire également dans le Japan Times.

It's hands-on in Kyoto

The standard visit to Kyoto is a test of endurance: you stay until you are sick of temples. This comes as a shock to first-time visitors, for while the city is rich in beautiful tourist spots, a true understanding of the nation's cultural heartland remains as elusive as a maiko (apprentice geisha) scurrying from taxi to tea house in a blaze of flashbulb lights.

25 avril 2008

Aujourd'hui, 101 Japonaises gratuites sur ce blog

Non, vous n'aurez pas celle qui est en maillot de bain ici. Après les faux animaux, voici une Cyberclone, un widget qui permet d'avoir son idole favorite sur son site/blog. Chatouillez-là avec votre souris et la (jeune, parfois très jeune) fille réagit. Lien pour le blog de la demoiselle sur le widget. Bien sûr qu'elle soit en colère ou pas, elle reste kawai. Le Japon se modernise donc, à l'heure d'internet, il n'y a plus de femme objet, mais des femmes java-script.

Confirmation de cette tendance avec le magnifique site 100 Cheer Girl, un site par Ecareer, un division de Softbank Human Capital. Ecareer est un site de recrutement comme son nom l'indique et 100 Cheer Girl est certainement un très bel outil de promotion. En tout cas, cela marche ici. Des milliers d'internautes votent pour leur fille préférée. La plus mince de 23 ans et qui est modèle est sur le point de gagner. On peut également récupérer des vidéos de présentation de chacune et un widget (ci-dessous) pour écouter les 100 filles dire «Ganbare» (tu peux le faire!). Sous-entendu: «bonne chance pour ta recherche d'emploi !»

Mode très méchant Japan Bashing: Quand on va devoir porter un costume noir toute une vie dans sa grosse boîte, c'est bon d'avoir une compagnie de recrutement qui nous souhaite bonne chance de cette manière. On se dit que l'on pourra aller avec ses collègues dans des bars à hôtesses retrouver ces filles.

Mode cerveau éteint: le site est vraiment bien réalisé et je ne vous surprendrai pas si je vous dis qu'il s'adresse presque plus aux filles en recherche d'emploi vu les couleurs et la musique. Via. Attention, il y a du second degré dans ce post, tout comme dans les vidéos YouTube des 100 Cheer Girl, même si la limite est parfois difficile à trouver dans les 2 cas.

24 avril 2008

Voir ce que l'on veut voir

Geisha

Un premier voyage au Japon et c'est le saut dans cet inconnu. Un inconnu tellement imagé, imaginé, plein de clichés. Ce que l'on a entendu et vu chez nous, on va le chercher ici. Le Japon s'y prête tellement bien. (...) le choc culturel contemporain en arrivant ici est un choc de consommateurs en mal d’une société de consommation apaisée (...) Tellement vrai.

Entendu dans la rue (parce que l'on entend beaucoup de français dans la rue en ce moment):
-«Où puis-je trouver un restaurant traditionnel, ceux des sushis qui tournent ?»
Je n'écris pas pour me moquer, j'écris ça pour montrer que les clichés lancés ici et ailleurs, fonctionnent à merveille. Apparences tellement trompeuses, surtout au pays du packaging. Mais tout n'est pas que consommation. La démarche de ces dames, non, qui ne sont pas des geisha, dans leur beau kimono, reste élégante. Notre esprit va nous faire voir des Geisha, parce qu'il faut bien en voir à Kyoto, sinon, à quoi bon venir à Kyoto ?. Et une supérette se prend en photo ici parce qu'elle est ouverte 24h/24. Vous ne vous moquerez plus des Japonais qui prennent toutes les images qu'ils peuvent de Paris. Avec le développement du tourisme au Japon, on se retrouve comme un gars de Tokyo qui vient chercher une boulangerie devant la Tour Eiffel.
Alors les clichés ont pourri l'esprit et l'on ne voit pas ce qu'il faut voir et ne sait pas pourquoi personne ne marche au milieu de ce chemin de pierre. Ni les dames en kimono, ni le monsieur en costume gris. La seule qui est sur le chemin des Dieux, c'est celle qui prend la photo qui n'a pas la bonne légende. (mais c'est un temple et pas un sanctuaire, alors peut-être que c'est juste une coïncidence)
Photo et sa légende comique via.

Mobage-town, le SNS mobile nippon

Un nouveau site à mettre dans vos préférences, Electron libre. ;-) : Mobage-town, le site mobile nippon puissance 10 :

Le mois dernier, le site mobile Mobage-town (prononcez « mobagué ») a passé la barre des 10 millions d’inscrits. Un succès fulgurant pour ce service qui a à peine 2 ans.

何これ?

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