23 juillet 2008

Gratuité pour les touristes étrangers à nara

Nara
Les touristes étrangers ne paieront plus les visites de quatre musées à Nara à partir du premier août. Ainsi en a décidé le gouverneur de la préfecture. Selon le communiqué, plusieurs touristes étrangers se seraient plaints auprès du gouverneur sur le prix d'entrée à ces musées qui sont de 400 ou 600 yen.
Cette «préférence» envers les touristes étrangers «qui viennent de loin pour visiter Nara» est assez exceptionnelle. Je ne sais pas ce que les touristes japonais, les plus nombreux, penseront de cette mesure.
Néanmoins, elle ne concerne pas la visite du Todai-ji (500 yen), célèbre temple de la ville. En revanche, c'est une très bonne chose pour développer la fréquentation au sein de ces musées où le passage à la boutique de souvenirs compensera très certainement cette gratuité. Et puis cela fait toujours bien pour l'image du pays où, hormis à l'aéroport, les touristes sont bien accueillis et semblent très satisfaits des services ici.

Les recettes engendrées permettront peut-être à Nara de se payer une nouvelle mascotte. Celle ci-dessus, mise en place dernièrement, est assez effrayante, non ?

21 juillet 2008

Se réconcilier avec Shiga grâce à un curry japonais

La petite excursion dans le département de Shiga ne devait pas durer plus de trois heures, mais monter dans le mauvais train, celui qui longe la rive Est du Lac Biwa aura été fatale. Un heure trente de train, le voyage fut plus long, mais comme d'habitude, le banal de cette vie japonaise devient propice à l'observation. Il est très rare que je me rende de l'autre côté de la montagne, pourtant, à seulement deux stations de métro, on se retrouve dans un autre département. Ce n'est plus Kyoto. Moins de temples, plus de Pachinko. Ce n'est pas la ville à la campagne, c'est l'urbanisme, les usines et les campagnards, autour d'un lac. Rien de péjoratif dans «les campagnards», au contraire.
A la gare de Yamashina, il ne faut donc pas prendre la ligne qui prend la direction de Maibara, mais l'autre, sur le même quai. Rien de très étonnant dans le paysages. On a pu construire des immeubles qui cachent la vue du lac depuis le train. Seuls ceux qui ont le bon balcon peuvent en profiter. Ils profitent également de l'air frais du lac. Reste l'air conditionné pour ceux qui habitent derrière.

Pachinko Night

Je pensais qu'à Wani, des champs de riz borderaient la gare. Il n'en est rien. Il y a juste des parking et un pachinko. Je pensais qu'autour de la gare de Yamashina, il n'y aurait que de vieilles maisons en bois et quelques bâtiments bétonnés. Il n'en est rien. On a construit ici un petit lieu de vie urbain qui ressemble à tous les centres-ville de la région, en plus petit. Il y a un Starbucks, un Tsutaya, un centre commercial Daimaru. Malgré les apparences et les marques, les prix de l'immobilier ne doivent pas être si élevés: un excellent restaurant à Curry japonais qui n'est pas celui d'une chaîne, se trouve encore là. Difficile d'imaginer que l'on puisse bien dîner avec un curry nippon.

Il y a cinq ans, le curry du restau universitaire Renais était difficile à digérer. Puis le curry est devenu le symbole du plat qui remplit le ventre. Et enfin, celui du plat à éviter, synonyme de «je ne sais pas quoi manger». Heureusement, les bons ramen-ya sont plus nombreux dans le quartier.

Mais en y réfléchissant, le curry est peut-être le plat japonais moderne le plus difficile à faire pour en faire un qui soit bon et pas seulement bof. La majorité des cuisiniers de curry japonais est peut-être tombée dans une routine et ne fait plus que servir un plat à manger en cinq minutes pour estomac masculin pressé. Le curry, ni aimé par celui qui le sert, ni apprécié pour ce qu'il est par ceux qui le mangent, ne s'exprime plus.

Mais le curry semble faire son retour. Ou au moins de la résistance. Dans ce petit restaurant de Yamashina qui ne désemplit pas, ou à Kyoto chez Indian ou dans le nouveau restaurant qui a pour nom Petit Monsieur.

DSC_Petit Monsieur: Curry et Champagne

Petit Monsieur, ci-dessus, n'a pas la tête d'un restaurant à Curry. Petit Monsieur a l'air parisien, et en plus, à côté du mot curry, on y trouve le mot champagne. Petit Monsieur sert du curry et du champagne. De quoi donner au curry l'envie de se prendre pour un plat de grande cuisine. Je ne sais pas s'il y arrivera, mais on peut lui faire confiance pour ne pas être qu'un simple coupe-faim.

19 juillet 2008

Le pays le plus hypocrite du monde ?

Carte postale bis

Après avoir été surprise dans un love hotel avec un joueur de baseball, une vedette de la télé japonaise doit mettre un terme à sa carrière médiatique. L'animatrice japonaise Mona Yamamoto va arrêter toutes ses activités de télé après avoir été surprise dans un love hotel avec Tomohiro Nioka, un joueur de baseball des Yomiuri Giants. Selon le magazine féminin Josei Seven, Mme Yamamoto aurait dîné avec M. Nioka après avoir présenté pour la première fois le programme d'information Sakiyomi sur Fuji TV dimanche dernier. Ils se sont ensuite rendus dans un love hôtel. Suite.

Le Japon a un côté fantastique. A chaque moment, au coin d'une rue, d'un article, dans un parc ou d'un pachinko, il peut vous balancer à la figure quelque chose qui vous le fera haïr. Le Japon est un pays hypocrite. Certes, la presse étrangère est abonnée aux infos qui permettent un Japan bashing efficace, mais certaines fois comme ci-dessus, il n'y a pas d'excuse. Encore, cette présentatrice télé a de la chance. Quoi de mieux que d'arrêter un tel métier éprouvant ?
Elle a plus de chance que la présentatrice Ako Kawada qui a fait parler d'elle il y a un mois et demi en se suicidant. Peut-être plus de chance que certains des membres du groupe SMAP qui animent tout ce qu'ils peuvent à la télé japonaise. L'un d'eux n'a pas perdu son job, mais il a perdu tous ses cheveux. D'autres, qui ne passent pas à la télé, perdent toute dignité chaque vendredi soir.

Être droit ou pas

L'appartenance à un groupe, une société, qui plus est une compagnie de spectacle, de divertissement comme l'est une chaîne de télévision ou un club de baseball, ne peut aboutir à ce genre de dérapage. Dérapage publique, faute à une presse de poubelles: certains sont contents, ces articles ne sont plus traduits en anglais sur le site du journal mainichi. Mais restent les rédacteurs. Et les lecteurs qui sont les premiers à s'y rendre, dans les love hotel.

Le macho méditerranéen montre ses muscles et ses poils dépassent de son marcel. Le macho japonais écrit des articles, cachés dans un sac à ordures et rêvent de rabaisser les femmes qui ont une meilleure situation que lui, celles qui ne sont pas de bonnes mères au foyer comme l'était sa maman avec qui il a dormi jusqu'à l'âge de sept ans pendant que son père prenait des pots avec ses collègues. En écrivant sur la présentatrice qui est allée dans un love hôtel, où le love signifie achat de temps et d'espace pour activités privées, le macho japonais s'imagine avec une cochonne qu'il voit à la télé. Manque de bol, il a des cheveux gras comme son ventre et doit passer par des sites de rencontres sur internet via son téléphone pour trouver une gamine de 16 ans qui veut bien se faire payer.
Je vais trop loin dans ma liste des horreurs nipponnes ?

Bleu comme un bâtiment en construction

Comme dans un cauchemard, le Japon peut être un paradis du beau, de la finesse, du goût, des odeurs, des couleurs, des beautés, des créations, le tout encerclé d'une inconscience collective générale a qui l'on pourrait dire demain: notre organisation hiérarchique supérieure nous permet de nous passer de la réflexion personnelle et tant qu'on y est, du vote démocratique (ça prend du temps).
Le sens du service est arrivé à un tel point dans certains endroits du centre-ville que tout n'est plus que rationalisation des paroles, des gestes, des actes. Un peu plus loin, un bâtiment de métal et béton sort du sol en un magnifique ensemble bleu: un chantier devient beau.

La serveuse de l'izakaya ne fait plus que crier, elle ne réfléchit pas. La serveuse du magasin de glaces ne me parlait pas, elle parlait à son micro. L'effacement de l'humain, qu'il soit un collègue dans la cuisine ou le client en face de soi, est de rigueur.
L'humain est imprévisible. L'employé à 800 yen de l'heure qui veut payer son loyer ne l'est plus. Par quel miracle ? Le manuel de la compagnie ? L'école ? La mère avec qui il a dormi jusqu'à l'âge de sept ans ? Les présentatrices télé qui ne disent pas qu'elles vont dans des Love Hôtel ?

DSC_0323

Le Japon serait donc comme ces sabres qu'il produit. Magnifique de précision, de finesse. Une décoration sobre, une ligne parfaite. Mais il peut couper et faire très mal. Le sommeil aidant, ce rapprochement ne me semble pas trop ridicule. Je peux alors cliquer sur le bouton «publier» et aller me coucher.

17 juillet 2008

Jumbo takarakuji, les tickets de loterie japonaise

Lotterie japonaise, Jumbo
Les tickets de la loterie nipponne de l'été, le Summer Jumbo, sont en vente depuis le 14 juillet et je n'ai pas résisté, j'en ai acheté... (le summer jumbo est en bas). L'intérêt de ce post est avant tout de vous montrer ces tickets très décorés et dont les illustrations valent le coup d'oeil. D'ailleurs, je ne trouve plus le ticket du summer jumbo 2007, une merveille. Si vous connaissez un site qui a des scans de chacun de ces tickets, je suis preneur.
Notez comme ces images de livres pour enfants sont imprimées sur un jeu pour adultes. La dédramatisation des choses sérieuses dans la vie publique ici est comme permanente. Être un enfant, sans aucun souci, c'est peut-être ça le luxe ?!

Enfin, pour l'anecdote, avec mes trois tickets achetés, je passe pour un original auprès des Japonais. Il semble que les prendre par dix soit de rigueur. Et d'après ce que les médias disent, nombreux sont ceux qui dépensent plus de 30 000 ou 100 000 yen pour s'offrir un gros frisson. La somme maximum à gagner est de 300 millions de yen soit 1,8 million d'euros (une somme ridicule avec le taux de change actuel !).

Le taxi des chanceux

KC3A0207
Jusqu'à quelques jours, je n'avais jamais vraiment fait attention à si j'en avais croisé un. Mais voilà, c'est fait, j'ai vu un taxi au trèfle à quatre feuilles. Les taxis de la compagnie Yasaka ont pour symbole un trèfle, à trois feuilles. Mais un jour, le patron poète de cette compagnie a décidé qu'il serait bien d'avoir des taxis avec un trèfle à quatre feuilles. Ce fut fait et ainsi, parmi les 1200 taxis yasaka, quatre sont ainsi décorés. Il paraît que les chauffeurs de ces voitures donnent un ticket commémoratif. Rien d'autre à gagner, si ce n'est d'être heureux de se penser chanceux.

16 juillet 2008

Trouver une laverie dans son quartier au Japon

Coin Laundry

C'est en cherchant des adresses de laveries automatiques à Kyoto que je suis tombé sur un site qui, j'en suis sûr, vous fera également sourire. Tout d'abord, mieux vaut présenter celui de l'association des «coin laundry» du Japon, site qui répertorie les laveries de plusieurs départements: claj.net.
Utile si vous cherchez un sèche-linge avec ce temps humide.
Mais dans la catégorie «le souci du détail n'a aucune limite au Japon», voici un autre site qui semble ne répertorier que les laveries les plus high-tech du pays. Lorsque l'on clique sur l'une des boutiques proposées dans la ville désirée, on obtient toutes les informations nécessaires et même plus: adresse, horaires d'ouverture, photos, mais surtout, la disponibilité en temps réel des machines proposées dans la laverie. On peut alors savoir le temps qu'il reste avant la fin du programme et ainsi décider à quelle heure il faut s'y rendre sans avoir à attendre qu'une machine à laver soit libre. Encore quelques minutes pour la 4 et la 5:
Laundry

Parce que l'on peut ne pas avoir de machine à laver le linge dans son petit chez soi mais être disposé à regarder ces services sophistiqués sur le net.

La banalité Tokyoite en vidéo

Puisque les choses banales de Tokyo arrivent à être fascinantes, surtout quand c'est bien filmé et monté. Via.


Alone in Tokyo HD from Philip Bloom on Vimeo.

13 juillet 2008

Les photos à ne pas prendre

On imagine les rires lors de ces prises de photos de photos qu'il ne faut pas faire.
Pcno
No2
No3

11 juillet 2008

Soutenez l'association MO5

Attention : Patrimoine en danger !


Soutien Marcus from assomo5 on Vimeo.

L'iPhone 3G au Japon

Je n'en dirai pas plus. Mais je suis sûr que les photos vous feront plaisir.

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10 juillet 2008

L'iPhone 3G au Japon, J-1

C'est demain, et ce sera un succès, c'est sûr ! Le magazine en ligne +D Mobile a pu essayer l'iPhone 3G pendant 2 semaines (Apple Japon saurait-il mieux communiquer qu'ailleurs ?) et le journaliste est enthousiaste. «Un mobile du futur» selon lui. On ne s'y attendait pas forcément au Japon.
C'est la boutique d'Omotesando Hills de Softbank qui débutera la vente, dès 7 heures du matin demain. Ils sont une dizaine à attendre devant depuis le 8 juillet. Tout ça pour le plaisir d'être les premiers. Notons que l'appareil peut-être réservé dans certaines boutiques de l'opérateur.

Une dernière chose: si vous habitez Kyoto et que vous pensez vous procurer l'iPhone demain, merci de me contacter.

08 juillet 2008

La vision (et le goût) des autres

Difficile de ne pas en avoir entendu parler si l'on est français et que l'on est plus ou moins rattaché au Japon: la Japan Expo avait lieu le week-end dernier à Paris. Il serait très facile de se moquer de cosplayers français et de fans d'animation japonaise à la vision idyllique d'un Japon très cool. Très facile de dire qu'ils se trompent, qu'ils n'ont rien compris au pays où ceux qui se déguisent comme eux, sont rejetés dans les quartiers de l'électronique où le malaise social peut prendre la forme d'un tueur à l'arme blanche et qu'il s'agit bien d'un malaise et non pas d'un mode de vie choisi par des jeunes qui vivent leur passion en s'accordant un peu d'excentricité avec un déguisement dans une société à l'uniforme roi.
Mais cela serait trop simple et certainement mesquin. Rentrer dans le jeu du «mon Japon est plus vrai que le tien», c'est pas pour moi.

Toujours debout

La vision du Japon, elle change tous les jours. Et parfois, c'est juste un vieux bâtiment en bois magnifique qui cache un temple dont l'espace principal est loué comme parking pour permettre au vieux bâtiment d'être un peu rénové et ne pas tomber tout de suite en ruine. Il n'y a pas de vraie vision du Japon. C'est un malentendu permanent et cela ne date pas des cosplayers, si récents. Le malentendu perdure depuis le début ! J'en veux pour preuve la carte du Japon qu'a réalisé le premier Français qui mis un pied sur l'archipel, François Caron (qui n'était pas tellement français), une carte que l'on trouve dans son livre A True Description of the Mighty Kingdoms of Japan and Siam.

Francois Caron map1672, Japan

Dès le départ, voilà un Français qui veut proposer «la véritable description du Japon» et qui nous dessine un pays tout carré. Alors franchement, peut-on en vouloir aux cosplayers ?

iPhone, le visage de la mondialisation ?

Dans la famille guide pour l'iPhone, je veux le Français ! Perdu, il n'y a pas de monsieur-je-présente-l'iPhone en France. Ils sont quatre et juste pour le fun, les voici. Saurez-vous deviner qui parle quoi ?
1iphone

2phone

3phone

4iphone

07 juillet 2008

Quelques nouvelles de l'iPhone au Japon

-L'iPhone peut être réservé dans les boutiques SoftBank et un blogueur japonais nous apprend qu'il était le 200e sur la liste dans la boutique où il a passé commande.
-Apple japon explique en vidéo et en japonais comment se servir de l'iPhone.
-Un nouveau sondage sur l'iPhone: désormais, ce sont 29% des répondants sur 7963 personnes, qui sont prêts à changer d'opérateur pour s'offrir le mobile d'Apple.
-L'iPhone ne peut fonctionner sur le réseau CDMA (et donc sur le réseau de l'opérateur AU au Japon) à cause d'un contrat d'exclusivité avec AT&T d'Apple pendant 5 ans.
-Et voici la brochure sur l'iPhone 3G pour les vendeurs des boutiques SoftBank. Ce document interne à l'entreprise a été publié sur Gizmodo Japon. La voici en PDF viewer pour vous.

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